Carbon Rock Gold Sun

Source de la vie, le soleil, créateur de lumière et source d'énergie inépuisable. Première brique essentielle à la naissance d’un monde, l’inspiration pour la création d'une oeuvre, entre météorite et lac d'or en fusion, avec ses vagues et ses clapotis, reflétant à l'infini son environnement avec puissance…

Pièce de la Série "Carbon Rock"

Photos : Gildas Paré

Technique

Tôle de laiton travaillée en dinanderie, par martelage et bombage. Coulée de résine, chargée en poudre de carbone et charbon.

Format

Diamètre : 110 cm

Carbon Rock Pad

Un bloc de roche, devenu le substrat de plantes imaginaires, qui poussent sur les restes fossilisés de bougies stalagmites. Minéral et organique se mêlent dans une mise en scène réaliste d’un fragment de lieu, quelque part sur la terre, longtemps après nous…

Pièce de la Série "Carbon Rock"

Technique

Piètement en coulée de résine chargée en poudre de carbone, charbon et poudre de marbre, avec inclusion de poudre de cuivre et de laiton. Parties haute en fer à béton et feuille d'acier avec patine laitonné.

Format

Hauteur : 100 cm
Largeur : 25 cm
Profondeur : 30 cm

Carbon Rock Side Table

Un plateau porté par une structure organique, comme une offrande au visiteur. Une coupelle d'eau, comme la flaque originelle où tout a commencé. Des éclats dorés et de glace, comme des pépites d’or, représentant l’émergence de la vie, aussi précieuses que des diamants bruts.

Pièce de la Série "Carbon Rock"

Technique

Plateau en fibre de carbon aéronautique, avec coulée de résine chargée en poudre de carbone et charbon. Surface en résine d'inclusion avec éclat de verre et fragments de laiton. Piétement acier brut avec patine laitonnée.

Format

Hauteur : 90 cm
Diamètre : 60 cm

Pour commencer, sachez que :

Je suis pleinement conscient que cet écrit va faire sauter au plafond certaines personnes…

En apportant une approche personnelle et empirique sur la question de l’art, et étant autodidacte dans ce domaine, je risque de proposer une vision très décalée et difficile d'accès pour les experts…

Mais ça arrive, c’est arrivé avant, et ça arrivera après… Ce n’est pas grave…

Merci pour votre lecture :-)…

TOUT A COMMENCÉ À L’ÉPOQUE OÙ JE FLÂNAIS RÉGULIÈREMENT DANS LES GALERIES ET AUTRES EXPOSITIONS.

Pour certains travaux les choses étaient claires, le sujet de l’oeuvre, l’intention de l’artiste, l’émotion, le pourquoi, etc… Bref tout était limpide.

En revanche pour de nombreux autres travaux, la seule question était :

” C’est quoi ce truc ?…”

Durant de nombreuses années, je me disais que les responsables de ces expositions, aux oeuvres incomprises par ma personne et d’autres, savaient mieux que moi. Ils ont choisi d’exposer ces travaux étranges, d’un artiste inconnu pour les profanes.

Quelque chose me dépassait, sans me poser plus de question, je me disais que cela devait être normal, ils savent et moi je ne sais pas…

C’est en 2013, époque à laquelle, j’ai fait le grand saut, avec la création d’une maison d’édition d’art numérique, visuel et statique, que revient cette question :

“Comment savoir si un travail créatif que l’on me présente ou que je croise, peut il être considéré comme une oeuvre et un travail artistique, ou pas ?…”

Vaste question… C’est à ce moment là, que j’ai cherché un outil pour m’aider à y répondre, sans me baser sur le :

“J’aime” ou “J’aime pas”.

Car nombreux sont ceux qui sont passé à côté de chefs d’oeuvre, parce qu'ils ne les aimaient pas à l’époque où il les ont croisés. En se basant sur de mauvais critères, leur bon goût ou l’étiquette, au lieu de voir au delà du formatage social pré-inscrit dans nos comportements.

1er étape, Définir les constituants fondamentaux d’un projet créatif :

Après de nombreuses réflexions, quatre constituants bien distincts, ont fini par émerger. Ils représentent les éléments rapidement détectables, dès les premières minutes devant le travail créatif. Ceci n’est pas une science exacte, certains points de vue peuvent varier d’une personne à l’autre. Cela reste quand même subjectif, mais permettent de dégrossir le travail:

  1. La Technique : le travail est-il la résultante d’une maîtrise technique de la part de son auteur ?
  2. Le Rendu : le travail comporte t-il un rendu esthétique remarquable ?
  3. Le Discours : le travail a t-il du contenu ? Porte t-il un discours facilement reconnaissable ?
  4. Le Prix : le travail porte t-il un prix, une valeur marchande ?

2ème étape, Définir la résultante pour chaque composition de constituants :

I- UNE OEUVRE D’ART.

Depuis toujours, avant Marcel Duchamp, une Oeuvre d’Art était la résultante, d’une technique maîtrisée par son auteur, d’un rendu visuel incontestable, intégrant un contenu fort, parfois même subversif. Et c’est le statut d’Oeuvre d’Art d’un projet créatif, qui lui donnait une valeur marchande forte.

TECHNIQUE + RENDU + DISCOURS CLAIR = OEUVRE D’ART…

Voici à mon sens la base, qui reste encore aujourd’hui incontournable pour déceler une oeuvre qui traversera les temps et deviendra une valeur sûre, financièrement et révélatrice de talent, sans bulle spéculative maintenue artificiellement par les tenanciers d’un marché à l'affût du profane fortuné…

II- DE L’ART CONTEMPORAIN.

Oui, je sais, pourquoi sortir l’Art Contemporain de l’Oeuvre d’Art ?…

Car comme je le disais, depuis Marcel Duchamp, quelque chose a changé. Marcel a démontré que n’importe quoi, mis dans un contexte artistique, une galerie, un musée, etc… peut être considéré comme de l’art.

OH LE CON :-), IL A OUVERT LA BOÎTE DE PANDORE.

Autant à son époque c’était du génie, autant maintenant, le résultat de tout cela, c’est qu’il a fait pivoter le triangle vertueux de l'Oeuvre d’Art vers la Droite, pour créer l’Art Contemporain… Et oui, plus besoin de maîtrise technique, l’objet, posé de manière esthétique dans un contexte artistique devient porteur d’un contenu, et devient commercialisable comme une Oeuvre d’Art

Si la technique n’est plus utile, le prix devient une composante indissociable du travail créatif. Jusque là, rien de mal, sauf que cela peut entraîner des dérives…

Pour information, le Génie de BANKSY, c’est d’avoir démontrer l’inverse, avec des dessins de lui, vendus dans la rue pour 60$, dans l’indifférence totale, personne ne les achètent à ce prix, ils deviennent des “Croûtes à Mamie” (expliqué plus bas), alors que ces originaux valent plus de 20.000,00 € sur le marché de l’art…

III- DE LA MERDE.

Jusque là rien de mal, sauf que la tentation est grande de s'appuyer sur le travail de Marcel et de zapper le rendu du travail créatif…

“Oui, Euuuh !!!!… J’ai fait une école d’art Euuuh… Et donc Euuuh…J’ai le droit de faire n’importe quoi et le vendre en galerie…”

Ok !!!… Si en plus les galeries jouent le jeux, et certaines institutions publiques, type FRAC…

Et bien Bravo !!!… Je lui tire mon chapeau, mais c’est de l’arnaque…

Soyons clairs… Pas de maîtrise technique, pas de rendu, un pavé de six pages pour expliquer un truc tiré par les cheveux, plus proche de la masturbation cérébrale que d’un discours artistique, qui plus est, n’existe que pour alimenter un marché de l’art en manque de créativité, en recherche d’extravagance et de sensation forte comme garantie d’avoir à faire à de l’art…

Moi j’appelle ça de la MERDE

Et dans ce Chao, la seul façon de se rassurer, que la crotte dans un bocal plastique vendue 126.000,00 € est bien une oeuvre d’art, c’est de mettre dans le dossier d’achat, le pédigrée de l’auteur, avec les vingts pages d’explications, ainsi qu’un fer à cheval pour espérer pouvoir le revendre avant que l’on découvre que l’artiste était un faussaire…

IV- DE LA DÉCORATION.

Si Marcel a tourné le triangle vers la droite, que se passe t-il si on le tourne vers la gauche ?

Et bien, le projet créatif est donc esthétiquement beau, il démontre une maîtrise technique de la part de l’auteur et porte en lui une valeur marchande. En revanche, l’auteur n’y a inclu aucun discours, il est totalement dépourvu de contenu artistique, il ne dit rien. On peut, sans se tromper, dire que l’on est face à un projet Décoratif. La plupart du travail des Artisans se trouve dans cette catégorie, mais également de nombreux travaux de Designers.

Notons qu’il est possible de faire passer certains de ces projets, dans la catégorie Oeuvre d’Art. En effet, il arrive parfois de rencontrer ce que j’appelle “la Profondeur d’étude”. Ce terme définit une étude du travail de l’auteur sur l’accumulation de ses réalisations dans le temps. C’est dans cette étude que peut apparaître un discours fort. Le travail créatif de l’auteur ayant un contenu, l’intégralité de son travail devient “Son Oeuvre” et chaque élément pris individuellement, devient un représentant de cette dernière et peut être considéré comme une Oeuvre d’Art. Dans ce cas, le prix sort de la composante, et devient la résultante de cette nouvelle classification, le déconnectant des coûts de revient du projet créatif.

V- DE L’INDUSTRIE.

Et oui, certains projets créatifs, n'ont pour but que la résolution technique d’un process, d’une innovation technologique, ou la réponse à un besoin sociétal exprimé ou latent. Dans ce cas, les deux principaux composants de ces projets sont la Technique et leur positionnement tarifaire sur le marché avec le Prix.

Dans ce cas, le projet créatif se classe dans le domaine de l’Industrie.

IV- UNE “CROÛTE À MAMIE”…

Nous arrivons à la dernière catégorie définie par ce schéma, “La Croûte à Mamie”. Ce terme est péjoratif, mais j’assume, ayant moi-même réalisé de nombreux projets classés dans cette dernière.

Et oui, il y a une quantité non négligeable de projets créatifs, qui rentrent dans cette catégorie. Ils sont construits sur une très bonne maîtrise technique, ainsi qu’un bon rendu, mais ne portent aucun discours, ni aucune valeur marchande.

Ceci dit, aucune catégorie ne représente une classification définitive…

Et oui, il suffit que les goûts et les valeurs de la majorité des gens changent, pour que les projets créatifs de cette catégorie, deviennent “Branchés”. Ils sont “Tendance” et par cette nouvelle classification, une valeur marchande fait son apparition, ils rentrent alors dans la catégorie Décoration

On le sait tous, les goûts et les couleurs changent aux fil du temps, pour définir des “Modes”…

Mais attention, les “Modes” passent et très peu de projets tiennent au-delà ce phénomène cyclique. La plupart du temps, il redeviennent des “Croûtes à Mamie”.

Mais pour certains, ils deviennent la représentation iconoclaste d’une tendance intemporelle. Par leur affiliation à un phénomène de société marquant ou d’une génération très particulière, ces projets portent alors le discours représentant du phénomène ou de la génération à laquelle ils sont identifiés. Ils deviennent alors des Oeuvres d’Art

Ce principe peut se retrouver pour toutes les autres classifications, comme l’Industrie, les Merdes ou l’Art Contemporain.

Conclusion :

Vous l’aurez compris, toute cette étude est empirique et s’appuie sur des jugements parfois subjectifs. Par conséquent, l’étude des projets créatifs, n’est absolument pas une science exacte.

Cependant, ce schéma m’a permis de nombreuses fois de prendre du recul sur mes réalisations et préparer en amont, les bases solides qui permettront de faire avancer mon travail créatif, selon mes objectifs.

Il permet également, d’avoir une approche plus décomplexée sur les travaux que l’on peut croiser. Déceler les Oeuvres d’Art flagrantes, ainsi que les Merdes évidentes, mais également comprendre ce qui manque dans certains travaux, voir ce qu’il y a en trop.

Naturel ? Chimique ? Bon ? Mauvais ?

L’homme égocentré sur ses besoins en a oublié son appartenance au monde du vivant. Depuis la pomme d’Ève, l’homme est sorti du monde qui l’entoure pour devenir une entité à part, avec d’un côté ce qui est originel et naturel, et de l’autre ce qui est artificiel et créé par l’homme.

Pourtant, l’homme, la termite ou le polype sont tous des êtres vivants, capables de processus organiques plus ou moins complexes. De ce fait, une bouteille de verre, un camion, une centrale nucléaire, une termitière ou une barrière de corail ne sont que le résultat d’un processus biologique.

Le cerveau d’un être humain, ainsi que toutes ses capacités, sont le résultat d’une évolution de la nature, commencée il y a des millions d’années avec les cyanobactéries, fondateurs de notre atmosphère riche en oxygène. C’est cette même nature qui nous a donné la capacité de faire tout ce que nous avons fait et ferons plus tard.

Ainsi tout ce que fait l’homme est toujours naturel

Nous ne sommes pas en dehors de la nature, nous sommes également la nature.

J’aime rappeler cela dans mes créations. Quoi de plus puissant pour démontrer cette pensée, que d’utiliser le carbone, l’élément fondamental, présent partout, du minéral à l'animal, en passant par le végétal.

Le carbone, lien universel, entre tout ce qui a été, ce qui est, et ce qui sera…

Ce projet utilise donc le carbone sous de nombreuses formes – matériaux aéronautiques, charbon, acier – pour créer des effets de matière et les mettre en scène, dans une nature d’ailleurs, issue des biotopes nés du passage des humains sur cette planète.

Ce design minéral et organique, brut, propose un monde nouveau tout en donnant le sentiment d’avoir toujours existé sous cette forme originelle. La fonction et l’utilité de l’objet n’enlèvent rien à l’aspect naturel de cette roche né de la main de l’homme, des organismes issu de l’esprit humain et de leurs interactions.

Un voyage au-delà d'un million d'années d'évolution après nous. Que va-t-il renaître de nos cendres ? Voici mon projet “Carbon Rock”

 

Carbon Rock Coffee Table

Une roche de l'esprit, dure et noire, pour donner vie à un pièce brute, minérale et organique, comme venue des entrailles volcaniques d’un monde renaissant sur les ruines de l’humanité. Voici ma pierre philosophale, travaillée comme une pierre naturelle, qui prend matière dans une table basse.

Première pièce de la Série "Carbon Rock"

Photos : Gildas Paré

Technique

Plateau en poudre de carbone aéronautique coulée en masse avec inclusion de pierre calcaire. Piétement acier brut avec patine laitonnée.

Format

Hauteur : 46 cm
Largeur : 117 cm
Profondeur : 66 cm

Compression 2

Issue de la deuxième série de compression, ces dernières sont réalisées à partir de carbone issue de l'industrie aéronautique. Ce carbone est utilisé dans la fabrication des fuselages d'avion, durant certaines étapes, tout le carbone n’est pas utilisé. En collaboration avec les entreprises du secteur, je récupère ces déchets qui deviennent la matière première pour certaine de mes créations. Récupérer, recycler, compresser, accumuler et rendre beau le déchet qui était laid…
Cette compression est numérotée et signée, issue de la deuxième série réalisée, celle-ci se caractérise par sa composition 100% carbone aéronautique .

Prototype de la Série "Carbon Rock"

Technique

Compression de carbone préimprégné de résine et cru, dans un moule acier. Le tout mis en cuisson sous vide, à 180°c durant plusieurs heures.

Format

Hauteur : 37 cm
Largeur : 25 cm
Profondeur : 15 cm